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*Ne remplace pas un avis médical.
La maladie de Lapeyronie est un motif fréquent de consultation, dont le traitement reste sujet à de nombreuses controverses. Par manque de recommandation française, le Comité d’Andrologie et de Médecine Sexuelle de l’Association Française d’Urologie a établi un ensemble de recommandations basées sur des preuves scientifiques.
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La maladie de Lapeyronie est une pathologie d’évolution lente causée par l’apparition d’une fibrose (accumulation excessive de tissus conjonctifs) de la tunique albuginée entraînant la formation de plaque(s) rigide(s) et rétractile(s) (voir le schéma ci-dessous). Touchant les hommes aux alentours des 50-60 ans, cette pathologie peut entraîner une déviation de la verge, des douleurs ainsi que des difficultés pour la pénétration. La maladie de Lapeyronie est une maladie bénigne qui peut cependant impacter fortement la qualité de vie du patient ainsi que de son/sa partenaire.
En règle général, la maladie de Lapeyronie passe par deux phases :
À noter : la maladie de Lapeyronie peut également apparaître à l adolescence, rendant les premiers rapports difficiles et douloureux. À différencier cependant de la courbure congénitale de la verge.
La maladie de Lapeyronie présente plusieurs symptômes, plus ou moins fréquents :
Des études épidémiologiques montrent l’association de la maladie de Lapeyronie avec d’autres pathologies (terrains probablement prédisposants) :
Cette affection étant considérée comme multifactorielle, les raisons de l’apparition de cette maladie reste mal connues. L’hypothèse de micro-traumatismes de la verge comme déclencheurs de la pathologie est privilégiée. L’étude microscopique des tissus touchés montre la présence de 95% de fibrine dans un tissus (albuginée) qui en est habituellement quasi dépourvu.
Cette affection est associée à une détresse psycho-relationnelle importante. L’impact psychologique pourrait être l’une des raisons pour lesquelles les patients tardent à consulter. On peut observer divers phénomènes :
À noter : l’aspect psychologique d’un trouble intime est trop souvent minimisé, il serait intéressant de chercher systématiquement les effets psychologiques pour pouvoir orienter rapidement le patient et lui apporter une prise en charge plus globale.
Il est important de rappeler que les professionnels de santé sont habitués à aborder ce genre de sujet. Ce qui peut être tabou pour vous ne l’est pas pour eux. Si vous pensez présenter des symptômes de la maladie de Lapeyronie, n’hésitez pas à consulter notre annuaire de professionnels de santé spécialisés en cliquant ici.
La pose du diagnostic se fait sur la clinique, c’est à dire sur les symptômes observés. Un médecin généraliste, un médecin sexologue, un urologue ou un andrologue (voir notre annuaire) pourront affirmer le diagnostic suite à une évaluation initiale. Aucun examen complémentaire n’est obligatoire, seul le médecin prendra la décision d’en réaliser. Cela pourra lui permettre de vous proposer un traitement adapté.
L’examen initial aura pour objectif de repérer :
Si la maladie de Lapeyronie impacte votre sexualité ou votre bien-être, il est conseillé d’en parler à un professionnel de santé. Certains praticiens sont spécifiquement formés aux troubles sexuels et à la santé sexuelle.
Le choix du traitement se fera en fonction des éléments retrouvés lors de l’examen initial :
Pour proposer un traitement chirurgical, il est nécessaire de respecter certains critères :
Le chirurgien vous délivrera les informations nécessaires à la compréhension des bénéfices et des risques liés à l’opération.
En tant que professionnel du bien-être intime, notre premier conseil est d’en parler à un professionnel de santé spécialisé dans le domaine de la sexualité que vous pourrez trouver dans notre annuaire dédié en cliquant ici. Notre objectif et de répondre au mieux aux questions que vous vous posez. Nous souhaitons également vous proposer des solutions complémentaires adaptées :
La maladie de Lapeyronie peut provoquer des douleurs au niveau du pénis, en particulier pendant la phase initiale de la maladie. Ces douleurs apparaissent souvent lors de l’érection et sont liées à l’inflammation et à la formation des plaques fibreuses. Dans de nombreux cas, la douleur diminue lorsque la maladie entre dans une phase plus stable. Cependant, même après stabilisation, des douleurs peuvent être déclenchées pendant les rapports sexuels.
Oui, la maladie de Lapeyronie peut parfois s’accompagner de difficultés d’érection. La courbure du pénis, la douleur ou l’anxiété liée aux rapports sexuels peuvent perturber la fonction érectile. Chez certains hommes, la plaque fibreuse peut également modifier la circulation sanguine dans le pénis.
On estime que la maladie de Lapeyronie touche environ 3 à 9 % des hommes adultes. Elle apparaît le plus souvent entre 40 et 60 ans, mais peut survenir plus tôt.
Dans certains cas, une amélioration peut survenir spontanément, notamment au début de la maladie. Cependant, chez de nombreux patients, la courbure peut se stabiliser ou persister. Un avis médical est donc recommandé pour évaluer l’évolution.
Oui, dans de nombreux cas les rapports restent possibles. Toutefois, lorsque la courbure pénienne est importante ou douloureuse, elle peut rendre la pénétration difficile ou inconfortable. Un professionnel de santé peut proposer différentes solutions pour améliorer la situation.
Il est conseillé de consulter si vous observez :
• une nouvelle courbure du pénis,
• une douleur lors de l’érection,
• une plaque dure dans le pénis,
• une gêne lors des rapports sexuels.
Un diagnostic précoce permet souvent une meilleure prise en charge.
Si vous ressentez des signes de la maladie de Lapeyronie et que cela pèse sur votre bien-être ou votre relation avec votre/vos partenaire(s), sachez que vous n’êtes pas seul. Des professionnels de santé spécialisés peuvent vous accompagner (voir notre annuaire gratuit). Des solutions existent, en discuter est un premier pas essentiel.
Bien que cet article soit fondé sur des données issues de la littérature scientifique, il ne possède pas de valeur scientifique propre. Il vise avant tout à rendre ces informations claires et accessibles au plus grand nombre. Il ne se substitue en aucun cas à l’avis d’un médecin, seul habilité à poser un diagnostic.