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*Ne remplace pas un avis médical.

Syndrome génito-urinaire de la ménopause

Le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM ou SGM) est défini comme un ensemble de symptômes et de signes physiques affectant les organes génitaux et urinaires de la femme ménopausée.

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1/ Qu’est ce que le syndrome uro-génital de la ménopause?

Il résulte d’une diminution des œstrogènes et d’autres stéroïdes sexuels, entraînant des modifications des grandes et petites lèvres, du vestibule vulvaire, du clitoris, du vagin, de l’urètre et de la vessie. Cette baisse d’œstrogène (hypoestrogénie) peut aussi bien résulter d’une ménopause naturelle, chirurgicale, d’un traitement (chimiothérapie, anti-hormonaux) ou d’un trouble endocrinien.

Cette carence en œstrogènes entraîne :

  • Une atrophie et une perte d’élasticité des tissus génitaux et urinaires,
  • Une élévation du pH vaginal (normalement compris entre 3,8 et 4,5 chez une femme saine en âge de procréer),
  • Une réduction de la flore lactobacillaire,
  • Une baisse de l’hydratation.

 

Beaucoup de femmes n’osent pas consulter pour le syndrome génito-urinaire de la ménopause, un domaine encore tabou, mais également parce qu’elles identifient ce phénomène comme étant le résultat du vieillissement naturel contre lequel il n’existe pas de solution. Il faut savoir que le syndrome uro-génital ne s’améliore pas spontanément avec le temps.

2/ Quels sont les symptômes du syndrome génito-urinaire de la ménopause?

Ce syndrome se traduit par de nombreux symptômes qui peuvent être non concomitants : 

  • Une sécheresse, une brûlure ou une irritation génitales, 
  • Une diminution de la lubrification, une gêne ou une douleur (dyspareunie) pendant les rapports sexuels, une diminution du désir ou du plaisir, une altération de l’orgasme. Des saignements post-coïtaux peuvent également être présent,
  • des symptômes urinaires (incontinence d’urgence, dysurie, nycturie, infections urinaires récurrentes).
  • Impact fonctionnel et  psychologique (diminution estime de soi, impact sur la vie conjugale, sentiments de vieillissement accéléré, une perte de féminité, peur de décevoir, symptômes dépressifs).
  • Impact relationnel (éloignement conjugal…). 

 

Cela a des répercussions significatives sur la qualité de vie, la sexualité et la santé urogénitale globale des femmes ménopausées.

Plus de 50% des femmes ménopausées présenteront des symptômes du SGUM à un moment donné de leur vie. Ainsi que près de 50% des personnes affectées par ce syndrome disent avoir réduit ou cessé les rapports sexuels à cause de la douleur.

3/ Comment le syndrome génito-urinaire de la ménopause est-il diagnostiqué?

Le diagnostic du SGUM repose avant tout sur la clinique :

  • Les symptômes rapportés par la patiente, 
  • Les signes physiques observés à l’examen,
  • Antécédents médicaux.

Aucun test biologique ou d’imagerie médicale n’est requis (sauf si doute sur le diagnostic ou en cas de suspicion de pathologies associées).

L’entretien pour la pose du diagnostic devra être mené dans un climat de confiance et de bienveillance par un gynécologue, votre médecin traitant, un urologue ou bien une sage-femme. Consulter un psychologue ou un sexologue peut vous aider sur le plan relationnel et psychologique.

Des études montrent que la plupart des patientes souhaiteraient aborder ces symptômes mais n’arrivent pas à les évoquer spontanément.

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Si vous ressentez des symptômes liés au syndrome génito-urinaire de la ménopause, il est conseillé d’en parler à un professionnel de santé. Certains praticiens sont spécifiquement formés aux troubles sexuels et à la santé sexuelle.

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4 / Quels traitements possible du syndrome génito-urinaire de la ménopause?

Le traitement du SGUM a pour objectif de soulager les symptômes pour améliorer la qualité de vie des personnes affectées :

  • Œstrogènothérapie vaginale : il constitue le traitement le plus efficace pour les affections modérées à sévères. Sous forme de crème, d’ovules vaginaux. Une amélioration des symptômes entre 2 et 4 semaines.
  • Prastérone : traitement local. Traitement de la Dyspareunie et des troubles de la fonction sexuelle.
  • Lubrifiants vaginaux : améliore les symptômes et peut être proposé à toutes les patientes (voir nos produits). Utilisés avant ou pendant les rapports sexuels pour réduire la friction et la douleur. Les lubrifiants à base de silicone offrent une durée d’action plus longue ainsi qu’un film protecteur plus stable (voir sélection) mais ne peuvent pas être utilisés avec un sextoy en silicone. Les lubrifiants à base d’eau sont mieux tolérés (voir sélection).
  • Hydratants vaginaux : utilisés 2 à 3 fois par semaine, ils améliorent les symptômes du SGUM en restaurant la souplesse et l’hydratation des tissus vaginaux (voir notre sélection).
  • Acide hyaluronique : Améliore l’hydratation, la souplesse  et la régénération des tissus vaginaux.
  • Le Laser (utilisation controversée car risque de brûlure, de cicatrices scléreuses) et la radiofréquence.

5 / Conseil d’hygiène de vie dans le syndrome génito-urinaire de la ménopause.

Le collège national des gynécologues et obstétriciens français recommande le respect de règles hygiéno-diététiques fondamentales dans la prise en charge des symptômes de la ménopause pour lutter :

  • Arrêt du tabac et réduction des boissons alcoolisées,
  • Limiter les graisses et privilégier les sucres lents, les fruits et les légumes,
  • Un apport suffisant en calcium et vitamine D (3 produits laitiers journaliers, entre 15 et 30 min d’exposition au soleil quotidiennement, une supplémentation en vitamine D),
  • Une activité physique régulière (entre 30 et 45 min, 3 à 4 fois par semaine),
  • Privilégier les soins intimes à pH neutre (voir sélection), éviter les douches vaginales trop fréquentes et qui pourraient altérer la flore vaginale, ne pas hésiter à pratiquer une activité sexuelle régulière.
  • Utilisation de lubrifiants à la demande lors des rapports sexuels (voir sélection).
  • Éviter de porter des vêtements et sous-vêtements trop serrés et en synthétique.
  • Réaliser une rééducation périnéale en tonifiant le plancher pelvien qui aura pour objectif de diminuer les fuites urinaires qui peuvent être responsable d’infections.

6 / Syndrome génito-urinaire de la ménopause et sexualité

La douleur liée au SGUM est l’un des symptômes les plus perturbants pour la réalisation de l’acte sexuel. Ces douleurs sont secondaires à l’atrophie vulvo-vaginale, en particulier au manque de lubrification (sécheresse) et/ou à une sténose orificielle. L’utilisation régulière de lubrifiant est donc fortement recommandé. En cas de sténose vulvaire, l’usage de dilatateurs vaginaux peut-être préconiser (ne pas hésiter à consulter une sage-femme ou un kinésithérapeute qui pourra vous conseiller sur l’utilisation des dilatateurs vaginaux).

Ce syndrome peut également entraîner un impact psychologique (manque de confiance en soit, dépression…) ainsi que relationnel (diminution voir arrêt des rapports sexuels, insatisfaction du partenaire, séparation…). La communication sera donc primordiale.

7 / Conclusion

Le syndrome génito-urinaire de la ménopause est une affection complexe qui présente de nombreuses répercussions (physique, psychologique, sexuel, relationnel…). Des traitements existes, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé spécialisé qui pourra poser un diagnostic, vous conseiller ou vous orienter. 

N’oubliez jamais que vous n’êtes pas seule. La communication est primordiale même si cela peut être une étape difficile à franchir. De plus il est important de savoir que l’implication du partenaire est un facteur clé de réussite thérapeutique.

8 / Les conseils et solutions complémentaires que nous proposons:

En tant que spécialistes du bien être intime, notre premier conseil est d’en parler à un professionnel de santé spécialisé dans le domaine de la sexualité. Vous pourrez en trouver dans notre annuaire dédiée en cliquant ici. 

Notre objectif et de répondre au mieux aux questions que vous vous posez ainsi que de vous proposer des solutions complémentaires les plus adaptées :

– Utiliser des lubrifiants à base d’eau, d’aloé vera ou d’acide hyaluronique. Sous forme de gels ou d’ovules (Voir notre sélections de gels).

– Utiliser des soins lavants doux (voir notre sélection).

– D’améliorer les préliminaires en utilisant des stimulateurs pour prologer la durée et amplifier le plaisir. (Voir notre sélection).

– Éviter les parfums dans la zone intime.

 

Bien que cet article soit fondé sur des données issues de la littérature scientifique, il ne possède pas de valeur scientifique propre. Il vise avant tout à rendre ces informations claires et accessibles au plus grand nombre. Il ne se substitue en aucun cas à l’avis d’un médecin, seul habilité à poser un diagnostic.

  • C. Hocké, M. Diaz, V. Bernard, S. Frantz, M. Lambert, C. Mathieu, M. Grellety-Cherbero. Syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM). RPC les femmes ménopausées du CNGOF et du GEMVi. Gynécologie Obstétrique Fertilité & Sénologie, Volume 49, Issue 5, May 2021, Pages 394-413.